Bita Hai

On s’est donc decidé ce mardi pour le parc national du Lac de la Pagode d’Emeraude… On s’équipe, on enfile les chaussures de marche, on prévoit les capes de pluie, le ravitaillement, les réserves d’eau, vitamines, fruits secs, amphétamines, quelques mystérieuses potions énergetiques et on decole relativement tôt pour affronter cette journée qui s’annoncait sous les meilleurs auspices…

Arrivée dans la fameuse réserve naturelle, une kyrielle de bus à touristes… On tique un peu mais toujours bien décidés à crapahuter un peu dans la montagne, on avance. 19 euros l’entrée, là, ca devient suspect, mais animés d’une curiosité attisée par le monde de plus en plus nombreux qui se presse devant l’entrée du parc, on avance toujours.

Les tickets en poche, on est immédiatement cueillis par un bus qui nous conduit au lac… et là, un ponton. En bois, certes, mais un ponton quand même auquel il n’est visiblement pas permis de faire faux-bond. Plus que sur un sentier balisé, on s’achemine donc sur des planches de bois autour d’un lac majestueux effectivement, bordé de hautes montagnes couvertes de pinèdes et de prairies où se repaissent, en dehors du ponton (eux) des troupeaux de chevaux, de yaks, de brebis… Une sorte de Toiry onéreux donc. Le contrat stipule que nous devons marcher sur le ponton une petite heure, puis serons à nouveau ramassés par un bus qui nous attendra à l’autre bout du dit chemin de bois… pour nous transférer au prochain point de vue où nous devrons prendre des photos, avant le prochain point de vue…

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Bilan : 19 euros chacun, 6 tours de bus dans l’enceinte du parc, 4 photo-points de vue, deux fois 1h30 de marche (on a beaucoup trainé des pattes), 86 conviviaux compaires de « rando », 86 parkas kakis de l’armée chinoise (en location pour les frileux inéquipés), 23 clichés imposés, 2h de pluie.

Lisant la déception et la crispation sur nos visages encore hébétés, le chauffeur qui nous ramène sur Zhongdian nous propose une escapade remobilisante près des sources d’eau chaude du coin. On obtempère, dociles, on a appris (le ponton…). Et là, une source d’eau sulfureuse bouillante qui nous nargue, nous, pauvres randonneurs contrariés qui n’avons bien évidemment pas pensé aux maillots de bain…

On finit donc la journée le nez en l’air à randonner rapidemment sur le massif rocheux qui surplombe la rivière et la source…

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